Lutte contre les violences faites aux femmes : Amali et Wafrica organisent des tables rondes à Conakry

Que faut-il faire pour rendre plus efficace la lutte contre les violences faites aux femmes en Guinée ? C’est la question qui était au centre de plusieurs tables rondes qui ont eu lieu ce jeudi, 25 novembre 2021, à Conakry. Elles ont été organisées par les ONG Amali et Wafrica, avec un financement de l’ambassade de France en Guinée, dans le cadre de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Des tables rondes mobilisant plusieurs acteurs.

Organisées à la Bluezone de Kaloum, ces tables rondes ont mobilisé plusieurs acteurs nationaux et internationaux, engagés dans la défense des droits humains. Selon Houraye Bah, présidente de l’association Amali pour l’émancipation des femmes, l’objectif de ces travaux est de créer une synergie d’actions dans la lutte contre les violences faites aux femmes en Guinée.

Même les et les aveugles savent ce qui se passe dans ce pays.

« Aujourd’hui, nous savons tous ce qui se passe en Guinée, même les sourds et les aveugles savent ce qui se passe dans ce pays. On n’a plus besoin de statistiques pour décrire le taux de violences basées sur le genre et particulièrement sur la femme et la fille dans ce pays. Donc, l’objectif est qu’il y ait une synergie d’actions de l’ensemble des acteurs, sur toute l’étendue du territoire, pour qu’ensemble on puisse éradiquer définitivement ou en tout cas réduire au maximum ces violences faites aux femmes.

Et qu’il n’y ait surtout plus jamais de M’mah Sylla dans ce pays, plus jamais de près ou de loin qu’elles soient jeunes ou adultes », a dit l’activiste des droits de l’homme. « Il faut absolument que l’État, les institutions qui sont là, qui ont bien voulu répondre à notre invitation, qu’on accepte de se donner la main. Pour une fois, il faut qu’on concrétise ça. C’est ça notre souhait le plus ardent. Et on appelle tout le monde à, enfin, accepter cela, parce que ça fait longtemps qu’on en parle », a ajouté Houraye Bah.

Les participants à ces tables rondes ont été répartis en cinq groupes pour plancher sur des thématiques liées à une bonne prise en charge des femmes victimes de violences. Il s’agit de l’accompagnement médical, l’accompagnement technique, l’accompagnement psychosocial, l’accompagnement technique et la réinsertion des victimes au sein de la société. Après les travaux, une séance restitution a été faite par chacun des groupes, avec plusieurs propositions visant à améliorer la prise en charge des victimes de violences.

Et qu’il n’y ait surtout plus jamais de M’mah Sylla dans ce pays, plus jamais de près ou de loin qu’elles soient jeunes ou adultes », a dit l’activiste des droits de l’homme. « Il faut absolument que l’État, les institutions qui sont là, qui ont bien voulu répondre à notre invitation, qu’on accepte de se donner la main. Pour une fois, il faut qu’on concrétise ça. C’est ça notre souhait le plus ardent. Et on appelle tout le monde à, enfin, accepter cela, parce que ça fait longtemps qu’on en parle », a ajouté Houraye Bah.

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